LES SACQUEBOUTIERS, Ensemble de cuivres anciens de Toulouse

Doulce mémoire - Le Jazz et la Pavane

Jean-Pierre Canihac, Cornet à bouquin
Daniel Lassalle, Sacqueboute
Yasuko Bouvard, Grand Orgue
Florent Tisseyre, Percussions
Philippe Léogé, Piano et adaptations
Claude Egéa, Trompette
Denis Leloup, Trombone
JeanPierre Barreda, Contrebasse
Fabien Tournier, Batterie

Double rendez-vous pour plaisir redoublé avec la traditionnelle soirée de clôture – la 26e du nom – de la saison du Printemps des Orgues. Rendez-vous avec l’histoire de la musique et de ses instruments : depuis leur création en 1976 par Jean-PierreCanihac et Jean-Pierre Mathieu, Les Sacqueboutiers sont en immersion dans l’univers des cuivres anciens, et notamment celui de la sacqueboute (ancêtre du trombone) et du cornet à bouquin. Et rendez-vous avec la modernité et d’autres sonorités, l’ensemble toulousain se plaisant à marier son art à divers regards.

Première escale à la cathédrale avec un programme Doulce mémoire , illustrant la richesse des influences et la variété stylistique formelle de la production musicale espagnole en cette période déterminante, à la charnière de la Renaissance et du Baroque, comme le précise Jean-Pierre Canihac. Lui au cornet à bouquin, Daniel Lassalle à la sacqueboute et Yasuko Bouvard au grand orgue jouent « villancios, romances, tientos, tonos et danzas » et rendent honneur au « Siècle d’Or » espagnol.

Quand le jazz est là, la pavane ne s’en va pas ! Quatre cents ans les séparent et Les Sacqueboutiers de Toulouse les réunissent le temps d’un menu Le Jazz et la Pavane. Quel ingrédient fallait-il pour réussir cette formule alchimique osée ? L’improvisation : c’est l’aspect improvisé de l’ornementation dans la musique ancienne qui la rapproche du jazz. En effet, il faudra attendre 400 ans pour retrouver dans l’art musical cette liberté laissée à l’interprète pour transmettre, à partir d’un sujet proposé, ses propres émotions.

Convergence d’inspirations et d’imaginations, et convergence des instruments. Cornet, sacqueboute, trompette et trombone se répondent ; orgue, clavecin, percussions, piano, basse et batterie sont au diapason pour des synesthésies divines (Credo de la messe du manuscrit d’Apt), griffées (Ortiz, Rossi, Vasquez, Merula, Falconiero, Flecha) et bien sûr… improvisées. L’ensemble des cuivres anciens de la patrie de Claude Nougaro nous donne rendez-vous avec la note bleue nappée d’histoire.

Partenariat : Ville d’Angers / Grand Théâtre d’Angers

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